Intérieur/Extérieur

Mars 2020. Le Covid-19 s’est installé en Europe, obligeant les gouvernements à prendre des mesures de confinement de la population. Jusque-là, le monde nous paraissait vaste et notre liberté de mouvement sans véritablement de limite. Et puis brusquement, il s’est amoindri. Désormais, les frontières étaient celles du foyer et du kilomètre alentour.

Ayant pour habitude d’aller tout chercher à l’extérieur – le travail, la nourriture, les loisirs, le lien social – ce confinement nous a obligé à rester à l’intérieur : à l’intérieur de notre lieu de vie, à l’intérieur de notre famille, à l’intérieur de nos livres et surtout à l’intérieur de nous-mêmes. Et là, soudainement, le monde s’est finalement élargi.

Intérieur/Extérieur raconte l’histoire d’un monde en expansion, au-delà ce que l’on peut regarder avec les yeux – fenêtre sur l’extérieur, enrichi de ce que l’on peut voir avec le cœur – fenêtre sur l’intérieur. En somme, deux réalités qui s’entremêlent.

Le vide extérieur étant essentiellement synonyme d’angoisse, j’ai souhaité parler du trop-plein intérieur en utilisant la surimpression pour créer des images plus proches de la poésie que du réel et montrer une autre facette du confinement : la connexion au monde intérieur, synonyme d’espoir.